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Bienvenue dans les coulisses de la communication

Journalistes, agences, pros de la communication, étudiants

ou tout simplement néophytes intéressés par ce sujet, ce blog est aussi le

vôtre. Il s'agit des coulisses de la communication que vous connaissez ou

découvrirez. Questions, sujets épineux, scoops, infos ou braisntormings,

n'hésitez pas à commenter et à proposer des sujets... nourissons nous des

expériences de tous...







mercredi 24 février 2010

Quand la com se veut ULTRA STRATEGIQUE


Tout au long de ma carrière j'ai du penser et repenser mes recommandations afin qu'elles adhèrent à la demande et aux attentes du client. J'avoue avoir usé et abusé dans mes recommandations de termes à tendance marketing com "qui font bien" et qui donnent l'impression que la communication est définitivement une science bien à part que l'on ne peut pas inventer. Il faut être un PRO-FES-SIONNEL!

C'est une équation difficile à doser : j'ai pesé, sous-pesé la bonne dose à intégrer dans la recette : stratégie/ terrain et/ou stratégie/pragmatisme au gramme près. Il faut faire "intelligent" sans faire trop "pompeux" et donner l'impression qu'on est au-dessus de tout. Une fois cette recette chimique appliquée, nous voilà enfin dans les nimbes de la fameuse STRATÉGIE.

Car tout professionnel de la com qui se respecte aspire à devenir au plus vite un "spécialiste, féru de stratégie". Quand on est un stratège, tout change : on vous voit autrement, on vous respecte, on vous demande votre avis.... bref, vous entrez au Panthéon de la com...

Pour ma part, j'ai passé beaucoup de temps à faire redescendre les gens sur terre (clients et équipes). Même si j'ai flirté avec les hautes sphères de la stratégie en essayant tout simplement de décomplexifier un sujet que mon client pensait être complexe je suis toujours restée les deux pieds bien ancrés sur terre.
Hé ho!!!!.... revenez amis stratèges.... nous sommes dans la RE-A-LI-TE .... on veut des résultats, on veut du ROI, on veut du CON-CRET!!! d'autant plus dans cette période difficile où pour chaque Euro investi on veut 2 Euros de retour sur investissement.
Irez vous invoquer la Déesse Stratégie quand les templates de fin de mois seront vides de résultats?

Soit : le client a une problématique. Soit : il attend de nous qu'on l'aide et qu'on lui souffle à l'oreille la combinaison gagnante pour à la fois "épater" son patron et obtenir des résultats fiables et quantifiables (donc le ROI escompté).

Mais qu'est la communication aujourd'hui ? selon moi 10%/15% de réflexion stratégique et 80% de terrain. Soyons clairs : seul le résultat compte, seul le CA que l'on va aider à générer est important dans un monde où tout est business. ET c'est NORMAL.

Et pourtant..... après 20 ans dans la com' je continue à en apprendre tous les jours. Je viens de m'immerger, à l'occasion d'un appel d'offre "corporate" que j'ai mené, dans une véritable encyclopédie de la pub/com/RP/marketin/web. Depuis,je me sens beaucoup plus intelligente... heureusement!

En 2 jours j'ai réussi à faire un best of des termes les plus pompeux qui puissent exister dans nos métiers :
- je me suis paumée dans le "mood board" sans jamais y retrouver l'entreprise que je représentais ni ses valeurs
- ... Sans savoir vraiment quel était le "gage de statement"...
- ... Dans le brand book, je me suis perdue dans les détails identitaires de la marque, sensés réécrire l'histoire de l'entreprise (qui n'a pourtant attendu personne)
- ... j'ai appris que l'avenir est une longue histoire est que le passé est une force d'avenir formidable (help Mrs IRMA ET TA BOULE DE CRISTAL)
- ... mais qu'au niveau du wording ca ne le faisait pas....
- heureusement qu'ils m'ont proposé des "leviers d'efficacité" pour une approche budgétaire somme toute conséquente....

Tout va bien; je vais faire enfin parvenir à faire rentrer le "top of mind" de la marque et faire rayonner sa promesse;

Ouf! quelles journées !!! après tous ces cours en live, je vais enfin pouvoir rédiger des propositions intelligentes!

vendredi 19 février 2010

Massage pour les Grands Malades du Stress


La communication est une source IMMENSE de STRESS, c'est bien connu. Comme je n'ai pas envie de ressembler à la dame de la photo, j'ai testé un institut formidable.

N'y aller pas si vous envisagez du massage-papouilles-gentillettes. Pas de bla-bla, la conversation comme chez le coiffeur n'est pas de mise. On est là pour bosser efficace (eux) et se détendre efficace (moi). Là, c'est du VRAI massage chinois et ça ne rigole pas. C'est parfois impressionnant mais c'est bluffant. Pas de chichi, que de l'efficace.
Atmosphère zen, accueil agréable (n'oubliez pas votre dico de chinois)et des tarifs battant toute concurrence : 1 heure de massage corps 38 Euros
L'OR BLANC
7, rue du Maine
75015 Paris
Tél 01 40 47 65 85

mercredi 17 février 2010

Business Attitude : Comment être à la fois Manager et Mère Poule?



Manager ET Mère Poule. C'est un peu moi.
J'ai suivi moult séances de formation et de coaching en management, mon employeur voyant sans doute en moi un potentiel important!?
Je suis Manager.
Je ne l'ai pas appris dans les livres mais sur le terrain. Je pense qu'un bon professionnel qui évolue dans sa carrière et qui atteint un niveau d'expertise certain évolue naturellement vers du management. Mais être Manager pour dire que l'on est Manager est une autre attitude. Que je fuis.
On m'a toujours dit qu'un manager n'est pas là pour être aimé. Mais quel mal y a-t-il à être un bon manager et être apprécié?
Je jette un oeil sur le feedback de mes équipes lors des évaluations annuelles et je m'auto congratule :
- Parfaite connaissance de son métier.
- Véritable valeur ajoutée pour son équipe et son client. Sait évaluer les forces des personnes et les capitaliser.
- Manager "visionnaire" et créatif. A la fois proche de ses équipes et des préoccupations/objectifs de ses clients dont elle sait anticiper les besoins.
- Bonne analyse des situations auxquelles elle apporte des réponses concrètes qui permettent de générer rapidement des résultats.
Mes zones d'amélioration :
- Être plus organisée!
- Éviter de travailler en mode "charrette", les autres ont du mal à suivre.
- Va dans plusieurs directions à la fois, devrait mieux se structurer.
- Son management devrait être moins impulsif !!!
- Devrait mieux distribuer les taches.
Bon, d'accord, j'avoue!
Je suis peut-être un manager "visionnaire" (j'aime ce terme). J'aime aller vite pour apporter des résultats concrets et efficaces.
Manager, c'est un métier. C'est obtenir que le travail soit fait dans les délais et que les objectifs soient atteints. Notamment dans une agence américaine où "rentabilité" est le maître mot.
MAIS....
je suis également Mère Poule.
Antinomique! une hérésie! selon les coachs en management. Non, je ne suis pas dans la norme ISO 9000 V2000. Pour moi le management n''est pas une science mais un art. Un art personnel, personnalisé.
Tout se fait alors avec moindre tension et stress. Quand une équipe est soudée, on travaille bien, on travaille mieux. Quand on sait que son manager est en support et qu'on peu lui parler sans crainte, partager, c'est toute une équipe qui en bénéficie. Et le résultat est là.
Je ne suis pas "maîtresse d'école avec mon stylo rouge et ma baguette. Mes collaborateurs sont des professionnels impliqués dans leur travail et des grandes personnes. Je sais qu'ils fournissent du travail de qualité car je leur laisse l'autonomie nécessaire pour qu'ils s'épanouisse et qu'ils aient envie d'aller plus loin. Je leur fixe des objectifs, acceptés, je mets les moyens (et mon support)à leur disposition.
Et surtout, je leur ai transmis ma PASSION de mon métier. Tout est là. Il est bien d'appliquer des règles mais sans passion rien n'est possible.
Je donne toujours la chance à chaque collaborateur. Je lui fais confiance. J'ai parfois vu des "jeunes recrues" suer de trouille car je les lâchais dans l'arène peu de temps après leur arrivée en leur disant qu'ils étaient capables, malgré leur jeune âge et leur courte expérience. Je ne me suis jamais trompée.
Tous ont bien réussi et ont acquis en un temps record la confiance nécessaire pour évoluer rapidement. Ils/elles ont tous aujourd'hui de beaux postes.
Je suis donc Manager, Mère Poule et Cascadeuse... un beau programme, et peut-être un casse-tête pour ceux qui ne me connaisse pas? Il faut tester pour approuver..

dimanche 14 février 2010

Tous victimes de la guerre de l'OVERSERVICING

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L'OVERSERVICING (pour les néophytes : travailler plus (en heures) que le budget prévu et facturable au client) est le nerf de la guerre des agences ET des clients. L'overservicing est un cercle vicieux qui a toujours mis les parties prenantes mal à l'aise et qui n'en finit plus d'être encore plus OVER-OVER-OVER avec la crise. D'un côté, les équipes de consultants ont peu d'autonomie "diplomatique" pour dire NON au client (vous vous voyez dire : "stop! j'ai dépassé mon quota d'heures, j'arrête!" alors qu'un lancement de produits vous oblige à travailler pour votre client bien plus que prévu et que l'entreprise compte sur votre savoir faire et votre professionnalisme?. D'un autre, ces consultants savent qu'ils vont se faire taper sur les doigts par leur chef d'équipe ou la maison mère (généralement les UK ou les US qui ont un tableau Excell à la place du cerveau). On leur reprochera et cela pénalisera leur évaluation annuelle. Leurs managers, dans les hautes sphères de la hiérarchie, ont généralement dépassé depuis longtemps l'estime du client, je veux dire que le client n'a plus de nom, c'est "X KEuros" (à part quelques cas particuliers). Ils sont devenus des "financiers de la com". Bien sur, la communication est un business, on leur demande d'avoir des équipes rentables : 1 heure travaillée = 1 heure facturée. Cela relève de l'utopie. Les honoraires mensuels définis au départ prennent peu en compte l'évolution de l'entreprise dans sa communication. Une entreprise vit, évolue, change, c'est pour cela qu'elle est intéressante et qu'elle communique. Ses besoins, ses objectifs de croissance et sa communication aussi par définition.
Or, un budget mal évalué et mal négocié engendre fatalement de l'overservicing. Mais peut on blâmer le client d'avoir négocié et l'agence d'avoir accepté? Quelques managers iront même jusqu'à culpabiliser le directeur de clientèle ou le directeur conseil en charge de l'équipe... et de son client : "c'est à toi de dire NON" et/ou au choix "c'est à toi de faire en sorte que tes consultants soient plus efficaces". Efficaces ou manipulateurs? Efficaces ou menteurs? Le client n'est pas dupe. Efficaces ET rentables ET tout cela avec la même QUALITÉ. Les équipes ne font plus de la communication, ils font du travail à la chaîne. La QUALITÉ...encore un autre mot MAJEUR. Les agences défient chacune toute concurrence en terme de QUALITÉ auprès de leur clients: qualité des consultants, qualité du travail pratiqué, qualité du travail rendu, qualité des messages, qualité des contacts, qualité des recos.........ouffff! D'un autre côté, je trouve que délivrer de la QUALITÉ est quelque chose de tout à fait NORMAL. Le consultant (donc qui véhicule l'image de l'agence) doit être IRRÉPROCHABLE - et pas cher et pas enquiquinant et corvéable à souhait et sans stress SVP. Moi je dis ! BRAVO, si vous trouvez ce tout-en-un dites le moi, ce n'est plus un humain qui a une vie normale avec une vie perso, c'est juste un mutant et j'aimerais bien le rencontrer. Mais je parle beaucoup de l'agence.. qu'en est-il du client?
Il veut donc payer moins pour avoir plus, et tout cela avec la qualité qui vient ficeler le joli paquet cadeau.
Il ne veut pas savoir ce qui se passe au sein de l'agence, il veut du travail RAPIDE ET BIEN FAIT. Qu'il se rassure, il l'aura. Mais point trop n'en faut. En chargeant trop la mule, il sait pertinemment qu'il devra faire des concessions. Mais il ne le dit pas. Il flatte la mule (son/ses consultant(s), se fait aimable pour obtenir gain de cause (et résultats).
Nous sommes donc au coeur d'une guerre des nerfs, des budgets, mais il y a une belle part d'affect dans cette bataille.
Le client sait jusqu'où il peut décemment aller et l'agence sait pertinemment que même si elle dépasse le temps alloué à la gestion du compte, un budget est un budget (et une référence) et en ces temps de crise, on ne fait pas trop la fine bouche.
Nous sommes face à plusieurs "effets de styles" dans ces relations gonflées d'affect, car il existe une relation forte entre l'agence et son client et vice versa, l'un étant interdépendant de l'autre. Les UK/US ont du mal à comprendre notre manière de fonctionner à nous, les Français. N'étant pas dans l'affect mais dans l'ultra rationnel, leur façon de penser la communication est bien différente. Mais n'ont ils pas raison?
Nous sommes donc tous des victimes de l'overservicing.
On m'a souvent reproché de ne pas suffisamment savoir le réduire. Mais le ZERO OVERSERVICING n'existe pas, n'a jamais existé et n'existera jamais. On m'a souvent dit que je gérais moi-même des tâches qui pouvaient très bien être gérées par des ... plus juniors (car je coûte plus cher de l'heure!). Non Monsieur, non Madame. Je préfère supporter mes équipes, être sur le terrain, mettre les mains dans le cambouis lorsque cela est nécessaire. C'est ma façon de fonctionner. Et je préfère la qualité au "ni fait ni à faire". Je ne suis pas un cost killer même si je sais gérer mes budgets et mes plannings. C'est pour cela que je garde des relations "affectives" avec mes anciens clients et mes équipes. C'est selon moi bien plus important que l'Overservicing...
Cela étant dit, j'aime le stress et l'intensité du travail en agence, c'est ma drogue à moi. Ne serais-je pas devenue moi-même une grande malade de l'overservicing?

samedi 13 février 2010

La communication sur le handicap, elle peut même être joyeuse!


Toute les grandes entreprises s'y sont mises. Mais la communication autour du handicap reste difficile. La campagne TV Adia mettant en scène des employés en situation de handicap et travaillant "comme les autres" était, selon moi, excellente et innovante. Mais le tabou reste là. Le handicap fait peur car tout un chacun se projette dans cette situation et la fuit. Bon nombre d'entreprises cotisant à l'Agefiph se targuent de "faire le quota" mais c'est plus par obligation que par réelle implication. Bref, la démarche handicap reste vague, mal communiquée et souvent mal appliquée, à part quelques exceptions.

J'ai vécu une toute autre dimension en gérant une campagne de médiatisation pour l'un des plus grands constructeurs de produits IT. Hewlett-Packard, pour ne pas la nommer,est fortement impliquée dans le handicap. Et pas uniquement par "obligation" mais par "devoir civique".
J'ai démarré cette campagne de communication en amont des JO de Pékin de 2008. HP comptait parmi ses salariés grenoblois un ingénieur, connu pour son expertise dans les questions de sécurité réseaux. Vincent est pongiste. Et cas particulier : il est dans un fauteuil roulant. Vincent Boury affiche un palmarès impressionnant : Champion de France en 1990, il a gravi les échelons. Il est Vice champion du Monde et numéro 1 mondial depuis 2007. 20 heures par semaine d’entraînement physique et mental sont nécessaires à Vincent pour se préparer à la compétition et viser la plus haute marche du podium à Pékin.
Soit, HP a entre les mains un atout de choix pour se placer, elle aussi, dans les hautes marches du podium de la communication sur le handicap. Mais ils ne gèrent pas Vincent comme "la superstar d'HP handicapée", d'ailleurs ce n'est pas le genre de la "maison".
Je dois donc mener pour lui une campagne de médiatisation. Je vois arriver un Vincent tout sourire, un peu gêné qu'on s'occupe de lui comme un VIP. Il n'a ni rancoeur concernant son état, ni sautes d'humeur, il est uniquement venu là parce qu'il est passionné de tennis de table et qu'il à la rage de vaincre. Il est heureux de vivre, d'ailleurs il veut vivre "comme les autres", même si les infrastructures françaises font que lorsqu'on est en situation de handicap, tout devient plus difficile.
Je n'avais jamais été confrontée au handicap de la sorte. Vincent m'a donné une belle leçon de vie. Il a été brillant lors des interviews, même s'il a été un peu trop timide et un peu trop humble...
Nous avons bien ri (le fauteuil de Vincent sur le plateau de Canal + reculait, il s'agrippait à la table.. et personne ne s'en est aperçu!), trinqué (même si Vincent ne boit que du jus d'orange (pas d'alcool, son coach lui interdit
Ah! si la communication sur le handicap pouvait toujours être ainsi, je re-signe pour une autre saison!

http://www.youtube.com/watch?v=q4I85SBRaLE

vendredi 12 février 2010

Issey Miyake et ses Pleats Please, une notoriété spontanée, un cas à part





Issey Miyake et ses fameux Pleats Please représentent pour moi un cas de communication atypique.

En quelques mots : Les Pleats Please sont des vêtements qui ont la particularité d'être coupés dans une matière polyester dotée de « mémoire ». Une fois plissés et imprimés, c’est pour toujours, quel que soit le nombre de lavages en machine. C'est un tissu fantastique mis au point pour Issey Miyake par le fabricant Polytex.

A chaque saison, Miyake présente des collections impressionnantes tant par les formes que par les couleurs ultra chatoyantes.
Les tailles des Pleats Please ne veulent pas dire grand chose. Une "femme 36" peut porter du 2, 3, 4... La marque s’assure que chaque femme peut porter le vêtement. Il n'est pas conçu uniquement pour les femmes minces mais aussi pour les femmes de tailles normales et les femmes rondes. Et ce sont les mêmes modèles pour toutes. Le tissu des Pleats Please est trois fois plus large avant d’être plissé. Cela assure une élasticité et signifie que des femmes de toutes tailles peuvent le porter.

Les Pleats Please, qui ressemblent à plat à des sortes de crêpes gaufrées
ont leur aficionados, de véritables fans qui collectionnent religieusement les modèles et les couleurs. La particularité de ces vêtements est qu'il ne se démodent pas. C'est un concept totalement unique qui existe depuis 15 ans. Le style est toujours le même et il est pourtant indémodable.

Les Pleats Please représentent une culture et une philosophie encore plus que le Luxe en tant que tel. Ils sont intemporels et font partie du vestiaire contemporain.

Les Pleats Please font partie des marques qui bénéficient d'une notoriété spontanée. A part les incontournables défilés et un joli site, nul besoin pour Issey Miyake d'engager des campagnes magistrales pour vendre ses Pleats Please. Il bénéficie d'une notoriété due à un style. Les femmes se retrouvent dans ses vêtements, c'est un style personnel et qui personnalise totalement le sujet qui le porte. C'est une femme bien dans son style et qui affirme sa personnalité.
Les Pleats Please, c'est un signe d'appartenance et c'est bien plus important et encore plus fort que n'importe quelle campagne de communication.
Un cas à part.

jeudi 11 février 2010

Quand la communication "Développement Durable" est un mal nécessaire... Pardon Monsieur Clooney!!


NESPRESSO était en retard en terme de communication sur le Développement Durable. En juillet dernier, branle bas de combat : pour ne plus être accusée de ne s'occuper que de Dollars et d'Euros l'entreprise annonce toute une série de mesure en faveur du développempent durable : Recyclage des capsules, production certifiée Rainforest Alliance, réduction des émissions de carbone.... Enfin! on croit que l'entreprise s'intéresse à l'environnement et au commerce équitable. Moi, lorsque je vais religieusement acheter mes capsules au sublime magasin de la rue Bonaparte, j'admire le luxe de l'endroit, la noblesse des matières qui font de ce magasin un "temple du café", l'accueil VIP et je ne rechigne pas lorsqu'on m'offre un petit café au bard du Club avec un excellentissime carré de chocolat...
Tout est ici formidable... sauf que....
J'ai eu la chance de mener des campagnes de communication dans le développement durable, la responsabilité sociale de l'entreprise et j'ai vraiment aimé ce que j'ai accompli. De ce fait, je suis sensibilisée (et sensible) au recyclage et à toutes les actions dans ce sens qui aident un tant soit peu à préserver notre planète (même si on est loin du compte)!
Et là, je dois dire que je reste assez dubitative quant à la campagne "ecollaboration Nespresso". Pourtant menée à grand renfort de pub, RP, com clients & co, on aurait pu penser que les actions suivent...
- Soit, Nespresso a implanté dans ses magasins un endroit spécial dédié au recyclage des capsules (poubelle en acier brossé, poubelle pour récupérer les sacs, teck ciré au mur... très classe le recyclage!)
- J'amène religieusement mes gros sacs remplis de capsules usagées, j'ai du café plein les doigts, c'est lourd et c'est contraignant mais au moins j'ai l'impression de faire ma BA... même si Nespresso conseille d'ACHETER les boites de recyclage chez eux, environ 15 euros (ils pourraient nous en faire cadeau), même si je n'ai jamais un bon de réduction sur mes achats de capsules (le haut de gamme se paye)... j'ai bonne conscience... et Nespresso compte sans doute là-dessus : LE DEVOIR DE L'ECO-CITOYEN - ensuite s'ils gagnent encore sur le recyclage de leurs capsules, je ne veux pas le savoir...
- Très bien tout ça : sauf que lorsque je passe en caisse et que la charmante vendeuse met mes boites de capsules dans un superbe grand sac en papier aux couleurs Nespresso et qu'elle insère le ticket de caisse dans un non moins élégant petit carnet en papier siglé N.... là ...
On recycle d'un côté et on "bouffe" du papier de l'autre...
Quel ne fut pas l'air déconfi de la vendeuse lorsque je lui dis : "non, j'ai déjà un sac, et ce n'est pas la peine de mettre le ticket de caisse dans ce superbe carnet à rabat..."
Si Nespresso veut se lancer corps et âme dans une véritable lutte en faveur du développement durable, il ne suffit pas de le faire croire en communiquant à grand renfort de budgets com... il faut le MONTRER!
J'ai la désagréable impression qu'il s'agit d'un mal nécessaire pour NESPRESSO... Pardon Monsieur Clooney et Pardon Monsieur Nespresso !

La Communication par le Chocolat? Miam!





Le Chocolat, incontournable Plaisir, se fait Art.... Un regroupement de personnes alléchées m'a attirée au détour d'une rue. La devanture de Patrick Roger Chocolatier inscite au pêché. Voici un chocolatier qui sait communiquer son Art et son Amour du Chocolat à travers ses créations... Nul besoin de lancer de grande campagne de com, son magasin de la rue de Rennes attire les gourmand(e)s comme un aimant... Il a créé une série de danseuses aux formes girondes et aux poses quelque peu sensuelles. De véritables oeuvres d'arts...

http://www.patrickroger.com/fr

mardi 9 février 2010

Vous avez demandé du BUZZ?

J'entends régulièrement la même requête de la part de clients (petits et grands) "il faut créer du buzz" autour d'un produit, d'une marque... Le BUZZ! le mot est lâché... le mot majeur et incontournable de la décennie dans notre univers palpitant qu'est la communication. Le MUST du vocabulaire. On dit BUZZ comme on dit IPHONE, IPOD, ePC, WEB.... bref, le BUZZ est le signe distinctif, celui qui prouve que vous êtes dans la com' nouvelle génération, celle qui est gagnante, gratifiante et surtout "qui paye" sur tous les plans.
Mais qu'est ce que le buzz? comment le programmer? comment le mettre en oeuvre? comment en quantifier les résultats? quand commence t-il et quand se termine t-il? bien des questions auxquelles la majeure partie des professionnels interrogés auront du mal à répondre.
Quand on parle de buzz, on reste souvent très vague dans la stratégie de communication. Certains proposeront du pure web, d'autres des opérations plus "classiques" associées à des opérations on-line. Il n'y a pas de règle, tout dépend du produit, des objectifs et... du budget alloué!
Moi, pardonnez mon esprit terre-à-terre, je préfère répondre : du buzz? OK.. mais quels sont vos véritables objets qualitatifs et quantitatifs? sans ces données précises, il me semble hasardeux de mettre en oeuvre quelle campagne de buzz qu'il soit.
Le buzz va t'il passer par les RP? des campagnes de pub web? du teasing on line? une opération de relations publiques? du marketing on-line ciblé?
Reste à trouver des messages clé qui révéleront la valeur exclusive/exceptionnelle du produit ou de la marque...
Quant aux aures questions pourtant essentielles : quand le buzz va-t-il "prendre" et quand va-t-il se terminer? Difficile d'y répondre précisément à moins d'avoir une boule de cristal sous la main. Car le buzz peut "prendre" rapidement ou plus lentement.. en fonction de la réception du message par les publics visés et des opérations adéquates mises en place. ET des opérations de communication "ratées" peuvent faire encore plus de buzz que d'autres mieux "pensées" mais plus banales. Les râtés font toujours rire et servent de cas d'école. Une aubaine pour les spécialistes de la toile qui se forwardent l'information. Et l'info fait le tour du monde comme une traînée de poudre...
Donc du BUZZ, merci, mais vous m'en donnerez juste une pincée mesurée...!

Qui suis-je?

Ça fait 20 ans que je suis dans la com.... 20 ans soit la moitié de ma vie... serais-je devenue une "super experte"?

Je ne revendique pas de "titre ronflant". Je n'ai jamais été une maniaque de la carte de visite. Et la com, c'est un métier de terrain où l'on apprend sur le tas et au contact des autres. Je suis juste une fille (une femme? mon Dieu je n'ai pas vu le temps passer...)qui aime son job. Bon, j'ai laissé tomber les mini jupes (fort conseillées à l'époque car outil de base de l'Attachée de Presse qui se respecte) pour des tenues plus sophistiquées et je traque la ride car dans notre profession, même si vous êtes une super pro, l'apparence compte toujours autant. Bref, il faut faire attention au fond comme à la forme dans TOUT.

Et puis 20 ans.... Ça veut dire : j'ai trouvé mon équilibre, je suis bien dans mon job, car je sais beaucoup de choses (même si on apprend perpétuellement) et j'ai vécu beaucoup d'expériences. Je peux profiter de la vie et en même temps donner le meilleur aux missions que l'on me confie car je me prends moins la tête. Va de retro le stress et l'angoisse.

Quand je m'adresse à "des petits jeunes" fraîchement recrutés dans ce secteur de dingues qu'est la com, je m'amuse toujours à lâcher quelques souvenirs qui les laissent pantois. C'est le bizutage...

Oui : à l'époque on envoyait les enveloppes contenant les invitation avec l'adresse manuscrite et le timbre collé avec la langue (peut-être sexy mais au bout de 200 on n'en pouvait plus).
Non : on n'avait pas d'Internet et pour parler à nos CHERS journalistes, on utilisait le téléphone ou on se déplaçait...
Oui : j'ai commencé sur les premiers MAC après avoir longuement utilisé les machines à écrire électriques et le Tipex
Oui : j'ai plein de copains journalistes maintenant influents parce que moi, je me DÉLAÇAIS
Oui : j'ai appris sur le tas et le terrain ne m'a jamais défrisé (la preuve)
Oui : j'ai pesté des jours et des jours contre mes clients et ces satanés journalistes prétentieux qui nous posaient des lapins et n'acceptaient de voyager qu'en Première (mais ça, ça existe toujours...)
Oui : j'ai travaillé pour les plus grandes entreprises high-tech du marché sans compter mes heures ni mon implication
Alors un fois bizutés, les cocos n'essayent plus de m'apprendre mon métier mais ils pensent..... RESPECT!

Ces 10 dernières années, mon métier à beaucoup changé. J'ai naturellement évolué vers : plus de stratégie, plus de management, plus de développement..... Plus de tout...
Les mots "overservicing", "ROI", rentabilité, deadlines, budgets, reporting ont pris le dessus, parfois sur la qualité.
On en fait plus de la com pour se faire plaisir mais pour faire du business. Et ce n'est peut-être pas plus mal. Ça renforce les problématiques de communication et fait travailler encore plus mes neurones.

Et le Web.... ce fameux Web où je me suis plongée pour un client, un des premiers fabricants américains de PC .... J'ai encore tout appris sur le terrain : les webcasts, les vidéos pour l'intranet, les clips, les relations avec les réseaux sociaux, les super bloggers, les influenceurs du Web...... j'ai modifié le contenu de mes écrits, j'ai adapté ma manière de travailler à ces nouveaux diktats.
Super, il n'y a rien de plus ennuyeux que de faire toujours la même chose.

Non, je ne veux pas devenir une super bloggeuse, je veux juste partager mes envies, mes idées, mes visions... et puis la communication, le high-tech, le corporate c'est bien mais comme j'aime aussi la déco, la mode et que je suis maman, je vais faire de ce blog un blog multi intérêts.

Voila, en résumé, C'est un peu moi.